Le cancer du sein chez la femme jeune en France

Le cancer du sein chez la femme jeune en France

Si le cancer du sein est souvent associé aux femmes plus âgées, il n’épargne pas pour autant les jeunes femmes. En France, des patientes de moins de 40 ans sont concernées par cette maladie avec des formes souvent plus agressives et complexes à traiter.

 

Cancer du sein chez la femme jeune : généralités

Le cancer du sein chez la femme jeune, généralement défini comme survenant avant l’âge de 40 ans est plutôt rare, mais possible. Selon l’INCa, on estime qu’environ 10 % des cas en France concernent des femmes de moins de 35 ans, et 20 % des femmes de moins de 50 ans. Ce chiffre qui peut paraître faible ne doit pas minimiser l’impact de cette maladie sur la santé des jeunes femmes. Car les formes de cancer mammaire observées chez les femmes jeunes ont tendance à être plus agressives, avec un développement souvent rapide.

Par ailleurs, la détection précoce de ces cancers peut être plus difficile, car la densité mammaire chez les jeunes femmes rend les examens, comme la mammographie, moins efficaces. Cela oblige souvent à recourir à d’autres techniques d’imagerie, telles que l’échographie ou l’IRM mammaire.

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Y a-t-il un âge minimum pour avoir un cancer du sein ?

Il n’existe pas d’âge minimum pour développer un cancer du sein. Bien que la majorité des cas surviennent après la ménopause, certaines femmes peuvent être atteintes de cette maladie dès la vingtaine. Les formes précoces de cancer du sein chez les femmes de moins de 30 ans restent rares, mais non exceptionnelles.

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’un diagnostic précoce, notamment des antécédents familiaux lourds de cancers, en particulier en cas de mutation des gènes BRCA1 et BRCA2. Ces mutations augmentent considérablement le risque de développer un cancer du sein à un jeune âge.

Le dépistage, bien que moins systématique chez les femmes jeunes, peut être envisagé en présence de facteurs de risque. La surveillance clinique régulière et les bilans d’imagerie peuvent permettre de détecter une anomalie mammaire avant qu’elle ne devienne trop étendue.

 

Quel type de tumeur mammaire touche les femmes jeunes ?

Les femmes jeunes sont plus fréquemment touchées par des formes agressives de cancer du sein, telles que les carcinomes triple négatifs et HER2 positifs. Ces types de cancer se caractérisent par une croissance rapide et une plus grande propension à métastaser. Cela peut rendre le traitement plus complexe.

Le carcinome triple négatif, particulièrement préoccupant chez les femmes jeunes, ne présente aucune des trois caractéristiques biologiques (récepteurs hormonaux et HER2) habituellement ciblées par les traitements hormonaux ou thérapies ciblées. Cela signifie que la chimiothérapie, la chirurgie et la radiothérapie restent les options thérapeutiques de référence pour ce type de cancer. Toutefois, des avancées dans les traitements innovants, comme les immunothérapies, peuvent offrir des perspectives supplémentaires pour ces patientes.

 

fibrose du sein post radiothérapie

 

D’autres types de cancers, comme les carcinomes HER2 positifs, sont également possibles chez les jeunes femmes. Enfin, les femmes jeunes peuvent également être atteintes de formes de cancers hormonodépendants, mais ces derniers sont plus fréquents après la ménopause.

Quel  suivi après une radiothérapie mammaire ?

 

La prise en charge du cancer du sein chez la patiente jeune

Le traitement du cancer du sein chez les femmes jeunes peut être très différent de celui des femmes plus âgées. Il repose souvent sur une approche individualisée souvent plus agressive. Mais la prise en charge doit prendre en compte non seulement les spécificités biologiques du cancer, mais aussi les préoccupations de la patiente, comme la préservation de la fertilité ou les séquelles esthétiques de l’intervention chirurgicale.

En effet, chez les jeunes femmes atteintes d’un cancer du sein, certains traitements comme la chimiothérapie peuvent altérer la fertilité en diminuant la réserve ovarienne. Une consultation d’oncofertilité permet d’envisager les différentes options disponibles pour préserver la fertilité, telles que la congélation d’ovocytes ou d’embryons avant le début des traitements, pour pouvoir envisager une grossesse après la guérison.

Dans le cadre des traitements, la chirurgie peut être envisagée, soit sous forme de tumorectomie (ablation de la tumeur uniquement), soit de mastectomie (ablation totale du sein). Cette intervention permet de retirer la tumeur, et de déterminer l’étendue de l’atteinte. Une reconstruction mammaire, immédiate ou différée, est également proposée afin de répondre aux attentes esthétiques des patientes.

Pourquoi demander un deuxième avis médical pour un cancer du sein ?

La chimiothérapie et la radiothérapie sont aussi des traitements souvent envisagés en complément de la chirurgie. Ils visent à réduire le risque de récidive locale ou à détruire des cellules cancéreuses résiduelles. Ils peuvent être adaptés en fonction des spécificités du cancer, comme le type de tumeur et son stade d’évolution. L’hormonothérapie peut compléter également la chirurgie en cas de tumeur hormonodépendante. Les thérapies ciblées et l’immunothérapie peuvent être proposées à certaines patientes.

L’accompagnement psychologique peut faire partie de la prise en charge pour permettre à ces femmes de mieux gérer l’impact émotionnel de la maladie et de faciliter la réinsertion sociale et professionnelle après le traitement. Un suivi sur le long terme est de toute façon indispensable pour s’assurer de la bonne tolérance des traitements et surveiller tout risque de récidive.

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