Le cancer de la prostate est le cancer le plus couramment diagnostiqué chez les hommes (24 % des cancers masculins). Il peut être traité par différents moyens, dont la radiothérapie. La radiothérapie repose sur l’utilisation de rayons de haute énergie afin de détruire les cellules tumorales. La radiothérapie a pour objectif de guérir le cancer ou de limiter son évolution, tout en préservant au mieux la qualité de vie du patient. Cependant, une radiothérapie de prostate peut avoir des effets secondaires sur la fonction urinaire qui peuvent être gênants ou invalidants. Quels sont ces effets secondaires ? Comment les prévenir ? Quel est le temps de récupération après une radiothérapie de la prostate ?
Quels sont les effets secondaires urinaires de la radiothérapie prostatique ?
La radiothérapie prostatique peut provoquer des effets secondaires urinaires qui sont dus aux dommages causés par les rayons aux tissus sains de la vessie, de l’urètre ou du sphincter urinaire.
Ces effets secondaires peuvent apparaître progressivement, après environ deux semaines de traitement, ou plus tardivement, des mois ou des années après la fin du traitement. Ils peuvent se traduire par :
Une difficulté à uriner
La radiothérapie peut aggraver les problèmes urinaires liés à la prostate qui sont fréquents chez les hommes de plus de 50 ans. Il peut s’agir d’une difficulté à commencer à uriner, d’un jet urinaire faible ou irrégulier, d’une sensation de ne pas avoir vidé complètement sa vessie, ou d’un besoin d’uriner plus souvent, surtout la nuit.

Une sensation d’inconfort en urinant
La radiothérapie peut irriter la prostate et l’urètre, le canal qui transporte l’urine de la vessie vers le pénis. Cela peut entraîner des douleurs, des brûlures ou des saignements lors de la miction. Ces inconforts peuvent ressembler à ceux d’une infection urinaire, et il peut être utile de faire une analyse et une culture d’urine pour écarter cette éventualité.
Une sensation d’urgence urinaire
La radiothérapie peut irriter la vessie, ce qui peut provoquer une envie soudaine et impérieuse d’uriner, difficile à contrôler. Ce trouble peut entraîner des fuites urinaires ou une incontinence d’urgence.
Une sténose de l’urètre
La radiothérapie peut entraîner un processus de cicatrisation qui peut réduire le diamètre de l’urètre. Elle peut causer des problèmes urinaires persistants, comme un jet urinaire faible ou difficile à démarrer, des infections urinaires ou une rétention urinaire. La sténose urétrale peut, dans certains cas, nécessiter une dilatation ou une chirurgie de l’urètre.
Des saignements urinaires
La radiothérapie peut entraîner des transformations de la paroi de la vessie qui peuvent être comparées à des cicatrices. Ce phénomène peut provoquer des ruptures de petits vaisseaux sanguins ou des ulcérations dans la vessie qui peuvent entraîner des saignements urinaires. Les saignements ne sont heureusement pas fréquents et restent généralement légers.

Comment prévenir les troubles urinaires liés à la radiothérapie de la prostate ?
Les troubles urinaires liés à la radiothérapie de la prostate dépendent de plusieurs facteurs, comme l’âge, les antécédents médicaux, le stade du cancer, le volume d’irradiation, le type et la dose de radiothérapie, ou les autres traitements anti-cancer comme l’hormonothérapie ou la chirurgie.
Il existe également un facteur individuel qui est la radiosensibilité des tissus sains, c’est-à-dire leur capacité à réparer les dommages causés par les rayons. Cette radiosensibilité varie d’une personne à l’autre, et peut être mesurée par des tests.
Chez NovaGray, nous avons développé le test RILA qui permet de prédire le risque de développer certains troubles urinaires, tels que la pollakiurie (augmentation de la fréquence), les brûlures urinaires associées ou les hématuries (saignement d’origine urinaire) à la suite d’une radiothérapie de la prostate. Le test RILA (Radio Induced Lymphocyte Apoptosis) consiste à évaluer le taux de mort des lymphocytes T-CD8 après une irradiation à 8Gy. Une corrélation est en effet observée entre le taux de mortalité des lymphocytes et le risque de survenue de complications tardives.
Le test RILA peut ainsi aider le médecin et le patient à choisir la prise en charge la plus adaptée en fonction du rapport bénéfice/risque de la radiothérapie et de personnaliser le traitement en conséquence.
Quel est le temps de récupération après une radiothérapie de la prostate ?
Le temps de récupération après une radiothérapie de la prostate dépend de la tolérance et de la réaction de chaque patient au traitement. Il peut varier de quelques semaines à plusieurs mois, voire plusieurs années.
La radiothérapie de la prostate est un traitement efficace contre le cancer, mais qui n’est pas sans conséquences sur la fonction urinaire. Il est important de connaître les risques, les moyens de prévention et les traitements des troubles urinaires liés à la radiothérapie.
Le test RILA est un outil innovant qui permet d’adapter la prise en charge du patient en fonction de sa radiosensibilité individuelle, et ainsi de réduire les effets secondaires tout en optimisant l’efficacité du traitement.
