Radiothérapie du sein : le risque d’inflammation du poumon (pneumopathie radique)

Risque d’inflammation du poumon (pneumopathie radique) après une radiothérapie du sein

Le cancer du sein est une pathologie qui peut être traitée par radiothérapie. La radiothérapie est une technique qui consiste à utiliser des rayonnements ionisants pour détruire les cellules cancéreuses tout en épargnant au maximum les tissus sains avoisinants. Parfois, ces rayons peuvent avoir des effets indésirables sur les tissus sains et entraîner des effets secondaires pendant le traitement ou bien à distance de la fin du traitement, comme une pneumopathie radique (poumon radique). La pneumopathie radique est une inflammation rare du poumon qui peut survenir après la radiothérapie et qui peut entraîner des problèmes respiratoires.

 

Quels sont les effets secondaires possibles de la radiothérapie mammaire ?

Les effets secondaires de la radiothérapie du sein ou de la paroi thoracique sont liés à l’action des rayons sur les tissus sains situés dans la zone irradiée. Ils peuvent varier selon la dose, la technique, la durée et l’association avec d’autres traitements.

radiothérapie du sein

 

Les effets secondaires précoces

Certains effets secondaires apparaissent au cours du traitement de radiothérapie et disparaissent généralement dans les 3 mois après la fin du traitement : ce sont les effets secondaires précoces.

Les effets secondaires précoces les plus courants sont :

  • Les réactions cutanées, comme des rougeurs qui peuvent être soulagées avec une crème apaisante,
  • Les démangeaisons,
  • Les brûlures,
  • Une légère hyperpigmentation cutanée,
  • Une couperose,
  • Un changement de la cicatrice ou des desquamations. Elles apparaissent généralement pendant le traitement ou peu après, et elles disparaissent progressivement après la fin du traitement.

 

Les effets secondaires tardifs

D’autres effets secondaires non réversibles peuvent survenir après la fin du traitement, généralement entre 3 mois et 3 ans après la fin de la radiothérapie. Il s’agit notamment de :

  • Modifications du sein, comme une modification de la taille, de la forme, de la couleur ou de la texture. Ces modifications peuvent être temporaires ou permanentes, et elles peuvent nécessiter une chirurgie de reconstruction mammaire.
  • Une fibrose mammaire, qui est un durcissement du sein qui peut entraîner une déformation, une douleur ou une gêne. Son risque d’apparition peut être évalué par un test prédictif en amont du traitement, comme le test NovaGray RILA Breast.
  • Un lymphoedème (gonflement du membre supérieur du côté traité).
  • Une inflammation du poumon suite à une irradiation (le poumon radique).

 

Qu’est-ce qu’une pneumopathie radique (poumon radique) ?

Une pneumopathie radique est une inflammation du poumon causée par la radiothérapie. Elle se manifeste par une toux, une dyspnée (difficulté à respirer), un essoufflement, une fièvre, une douleur thoracique ou une hémoptysie (crachats de sang).

La pneumopathie radique peut apparaître des semaines voire des mois/années après la fin du traitement. Son degré de sévérité va conditionner sa prise en charge, qui peut nécessiter un traitement médical ou une hospitalisation dans les cas les plus graves.

Poumon radique inflammation

La pneumopathie radique est due à une réaction inflammatoire des tissus pulmonaires exposés aux rayonnements. Cette réaction entraîne une fibrose (cicatrisation) qui réduit la capacité respiratoire du poumon. Le poumon radique peut toucher une partie ou la totalité du poumon, selon la zone irradiée et la dose reçue. Il peut aussi affecter le cœur, les vaisseaux sanguins, les nerfs ou les muscles du thorax.

Le risque d’apparition d’une pneumopathie radique dépend de plusieurs facteurs liés au traitement, à la technique utilisée et au patient, il peut être difficile de prédire à l’avance le risque de survenue d’une inflammation du poumon.

 

Quels sont les facteurs de risque de l’inflammation du poumon après radiothérapie ?

La survenue d’une pneumopathie radique peut être favorisée par plusieurs facteurs, comme :

  • La dose totale de radiothérapie reçue par le poumon. Plus la dose est élevée, plus le risque est important.
  • La dose par fraction, c’est-à-dire la quantité de rayonnement délivrée à chaque séance. Une fraction de dose plus faible permet de limiter les dommages aux tissus sains.
  • La technique de radiothérapie utilisée. En fonction de la technique utilisée, la dose de rayonnements reçue par le poumon peut varier
  • La durée totale du traitement.
  • L’association avec une chimiothérapie ou une hormonothérapie. Certains médicaments peuvent augmenter la sensibilité du poumon aux rayonnements.
  • Les caractéristiques individuelles du patient. L’âge, le sexe, le tabagisme, les antécédents pulmonaires, les maladies cardiovasculaires, le diabète ou l’obésité peuvent influencer le risque de poumon radique.

 

Radiothérapie mammaire : quel est le rôle des tests NovaGray pour le cancer du sein ?

NovaGray a développé un test prédictif du risque de fibrose mammaire, qui est un autre effet secondaire tardif de la radiothérapie mammaire.

La fibrose mammaire est un durcissement du sein, qui peut entraîner une déformation, une douleur ou une gêne. Elle est causée par une réaction inflammatoire du tissu conjonctif du sein, qui se cicatrise et se rétracte.

Elle peut apparaître plusieurs mois ou plusieurs années après la radiothérapie, et elle peut affecter la forme, la taille, la texture ou la sensibilité du sein. La fibrose mammaire peut aussi rendre plus difficile la détection d’une éventuelle récidive du cancer du sein.

Le test NovaGray RILA Breast® permet de mesurer, à partir d’une prise de sang et avant le début de la radiothérapie, le risque de fibrose mammaire. L’oncologue radiothérapeute pourra ensuite adapter la prise en charge de sa patiente en fonction du résultat.

 

Les tests de radiosensibilité, comme ceux développés par NovaGray, sont des outils prometteurs pour prédire le risque d’apparition de certains effets secondaires de la radiothérapie, comme la fibrose mammaire dans le cadre de la radiothérapie du sein ou de la paroi thoracique. Ces tests permettent de connaître les risques en amont, et de personnaliser l’irradiation mammaire au cas par cas, en fonction de la sensibilité individuelle de chaque patiente.

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PREMIERS TESTS PRÉDICTIFS DE LA RADIOSENSIBILITÉ DU PATIENT

NovaGray développe et commercialise les premiers tests de tolérance à la radiothérapie destinés aux patients traités pour un cancer du sein ou un cancer de la prostate

Réalisé avant le début de la radiothérapie avec une simple prise de sang, ce test évalue la radiosensibilité individuelle du patient et détermine son risque de développer des complications tardives après radiothérapie.

POURQUOI FAIRE UN TEST DE RADIOSENSIBILITÉ ?

Connaître la radiosensibilité individuelle d’un patient est une information importante qui peut contribuer à :

  • Rassurer le patient en vue de sa radiothérapie
  • Guider les médecins dans le choix du plan de traitement le plus adapté
  • Adapter le suivi du patient après la radiothérapie

Team NovaGray

NovaGray développe des tests de tolérance à la radiothérapie à destination des patients traités pour un cancer du sein ou de la prostate. La mission de NovaGray est d'œuvrer à la personnalisation des traitements en évaluant la sensibilité individuelle de chaque patient avant le démarrage de la radiothérapie. La technologie NovaGray a fait l’objet de validations cliniques prospectives multicentriques. Les tests NovaGray sont recommandés par la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO).