Le lymphœdème du membre supérieur peut faire partie des effets secondaires possibles des traitements du cancer du sein, notamment de la radiothérapie mammaire. Il se manifeste par un gonflement du bras et de la main et peut avoir un impact significatif sur le quotidien des patientes, voire provoquer des douleurs chez certaines femmes. Le lymphœdème implique une prise en charge thérapeutique spécifique qui peut reposer sur le drainage lymphatique manuel, le port d’un manchon de contention, la rééducation physique et des soins adaptés.
Lymphœdème après radiothérapie : de quoi s’agit-il exactement ?
Le lymphœdème désigne une augmentation de volume du membre supérieur ou inférieur lié à un trouble du système lymphatique. Il peut atteindre le membre supérieur (le bras) ou inférieur (la jambe) selon la pathologie impliquée et les thérapies réalisées. En présence d’un cancer du sein, le lymphœdème concerne généralement le bras. Il peut affecter tout le bras en incluant son extrémité (main + doigts) ou une partie du membre seulement.
Lorsque cette affection perdure dans le temps (plusieurs semaines voire plusieurs mois), le lymphœdème peut aussi abîmer la peau qui s’épaissit. On peut noter également dans certains cas une accumulation plus facile de la graisse sous-jacente.

Lorsque la quantité de lymphe est basse, le lymphœdème du bras peut prendre une forme chronique et devenir durable. Cet effet secondaire peut toucher autant les hommes que les femmes. Dans le cadre de la radiothérapie mammaire, il concerne le plus souvent les femmes, qui sont les plus touchées par cette maladie.
En règle générale, le lymphœdème du bras est unilatéral et concerne seulement le bras du côté atteint par le cancer du sein et traité par radiothérapie. Le bras du côté atteint est alors plus volumineux que le bras de l’autre côté de quelques centimètres.
Pour quelles raisons le lymphœdème du bras apparaît-il ?
Le lymphœdème du bras découle le plus souvent des traitements du cancer du sein, comme la chirurgie de curage ganglionnaire, la technique qui permet de supprimer une partie des ganglions lymphatiques proches de la tumeur. La radiothérapie mammaire peut elle aussi être responsable de l’apparition du lymphœdème du bras chez certaines patientes en cas d’irradiation nécessaire de la région axillaire (atteinte ganglionnaire).
Plus rarement, ce signe clinique est directement lié à la tumeur du sein en elle-même (ou d’une atteinte ganglionnaire qui en découle), ou peut en révéler la présence et constituer alors un signe évocateur.
Ce n’est pas un effet secondaire grave en soi, mais il peut être très gênant dans la vie quotidienne des femmes, voire être source de douleurs. Il peut aussi être à l’origine d’autres complications, comme une infection cutanée, ayant un fort retentissement sur la qualité de vie.
Comment reconnaître un lymphœdème après radiothérapie du sein ?
L’apparition d’un gonflement du bras du côté traité est souvent progressive et peu visible.

Mais certains symptômes peuvent indiquer sa présence, comme :
- Une augmentation de volume discrète du bras du côté irradié +/– la main et les doigts,
- Des difficultés à bouger une articulation du bras (poignet, épaule…) et une mobilité entravée,
- Une modification de l’aspect de la peau du bras, qui devient alors plus épaisse ou plus dure,
- L’impression de ne plus « rentrer » dans ses vêtements ou bijoux habituels, la patiente se sent vite serrée dans ses affaires.
Si l’un ou plusieurs de ces signes cliniques surviennent, il est essentiel d’en parler à votre médecin pour pouvoir initier une prise en charge thérapeutique adaptée qui permettra de réduire le lymphœdème et de retrouver une meilleure qualité de vie.
Quels sont les autres effets secondaires possibles de l’irradiation du sein ?
Les effets secondaires de la radiothérapie mammaire peuvent prendre plusieurs formes selon les patientes. Ils ne sont pas systématiques et peuvent varier tant en forme qu’en intensité. On distingue les effets secondaires précoces, qui apparaissent au cours du traitement, et les effets secondaires tardifs, qui se déclarent après la fin de la radiothérapie.
Parmi les effets secondaires précoces les plus fréquents, on retrouve essentiellement des troubles cutanés (rougeurs, brûlures, radiodermites, démangeaisons, desquamations), un œdème du sein, une hyperpigmentation légère, une fatigue. Ils apparaissent souvent pendant les rayons ou juste après la fin de la radiothérapie et disparaissent une fois le traitement terminé.
Les effets secondaires tardifs, qui se manifestent plusieurs mois voire années après la fin de la radiothérapie, peuvent se traduire notamment par :
- Des modifications de la glande mammaire ou de la paroi thoracique (forme, couleur, texture, rétraction…). Elles peuvent être transitoires ou durables et peuvent impliquer de recourir à une reconstruction chirurgicale dans certains cas.
- Une fibrose mammaire, qui se traduit par un durcissement du sein accompagné dans certains cas d’une gêne, d’une douleur ou de déformations. NovaGray a développé un test prédictif capable d’évaluer le risque individuel de chaque patiente de développer une fibrose mammaire.
- Un lymphoedème (augmentation de volume du bras).
- Une pneumopathie radique (poumon radique), une complication plus rare de la radiothérapie mammaire.
Quel est le rôle du test prédictif du risque de fibrose mammaire de Nova Gray ?
La fibrose mammaire est une complication tardive de la radiothérapie du sein, qui se caractérise par un durcissement du sein et peut entraîner une déformation, une douleur ou une gêne. Elle peut apparaître plusieurs mois ou plusieurs années après la radiothérapie, et elle peut affecter la forme, la taille, la texture ou la sensibilité du sein. La fibrose mammaire peut aussi compliquer le diagnostic d’une éventuelle rechute du cancer mammaire.
Dans ces conditions, NovaGray a développé un test prédictif basé sur une simple prise de sang, qui est capable de mesurer, avant le début de la radiothérapie, le risque de développer une fibrose mammaire. En fonction des résultats, l’oncologue radiothérapeute peut, si besoin, adapter la prise en charge de sa patiente.
Le test NovaGray permet ainsi de personnaliser la radiothérapie du sein en tenant compte du risque individuel de chaque patiente.

