La radiothérapie est l’un des traitements les plus courants du cancer de la prostate. Si elle est efficace pour lutter contre la tumeur, elle peut aussi avoir des effets secondaires sur les organes voisins, notamment le système digestif. Quels sont ces effets ? Comment les prévenir et les traiter ? Existe-t-il un moyen de savoir à l’avance si l’on est plus à risque de les développer ? Voici quelques éléments de réponse.
Quels sont les troubles digestifs liés à la radiothérapie de la prostate ?
La radiothérapie de la prostate peut entraîner des troubles digestifs de deux types : les troubles intestinaux et les troubles anaux.
Les troubles intestinaux
Il s’agit d’un effet secondaire précoce se manifestant par des diarrhées, des ballonsuivinements, des crampes abdominales ou des douleurs au bas ventre. Les troubles sont dus à l’irritation de la muqueuse intestinale par les rayons. Ils apparaissent généralement pendant le traitement ou dans les semaines qui suivent, et disparaissent progressivement après la fin de la radiothérapie. Toutefois, chez certains patients, ils peuvent persister ou réapparaître à long terme, ce qu’on appelle la toxicité intestinale tardive.
Les troubles anaux
Ils se manifestent par des saignements rectaux (rectorragies) ou un syndrome rectal. Le syndrome rectal se caractérise par une sensation de brûlure, de démangeaison ou de corps étranger au niveau de l’anus. Il est dû à l’altération des vaisseaux sanguins et des terminaisons nerveuses de la muqueuse anale par les rayons. Il apparaît généralement plusieurs mois ou années après la fin de la radiothérapie, et peut être très gênant au quotidien.

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Qu’est-ce que la rectite radique et comment la distinguer du syndrome rectal ?
La rectite radique est une complication tardive de la radiothérapie de la prostate, qui se caractérise par une inflammation chronique du rectum. Elle peut entraîner des saignements rectaux, mais aussi un syndrome rectal. Mais le syndrome rectal n’est pas spécifique à la rectite radique, il peut avoir d’autres causes, comme des infections, des maladies inflammatoires, des hémorroïdes, des fissures anales ou des tumeurs.
La rectite radique peut prendre deux formes : aiguë ou chronique. La forme aiguë est la plus courante, elle apparaît pendant ou peu après la radiothérapie. Elle se traduit par des troubles intestinaux temporaires, généralement bien calmés par un traitement symptomatique. La forme chronique est plus rare. Elle apparaît souvent tardivement et concerne une minorité des patients. Elle se traduit par des troubles intestinaux durables qui peuvent nécessiter une intervention chirurgicale.

La rectite radique, surtout dans sa forme chronique, peut affecter la qualité de vie du patient, tant sur le plan physique que social. En effet, le patient peut souffrir de gênes, de douleurs, d’incontinence ou d’urgences, qui peuvent le pousser à s’isoler de son entourage et de la société.
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Comment savoir si l’on est plus à risque de développer des troubles digestifs liés à la radiothérapie de la prostate ?
Les troubles digestifs entraînés par la radiothérapie de la prostate peuvent être très invalidants et affecter la qualité de vie des patients.
Il existe un moyen de savoir si l’on est plus à risque de développer ces troubles : le test NovaGray RILA Prostate®.
Le test NovaGray RILA Prostate® est le premier test de tolérance à la radiothérapie destiné aux patients traités pour un cancer de la prostate. Il s’agit d’un test sanguin qui permet de prédire le risque de toxicité pelvienne de grade 2+ à 24 mois post-radiothérapie.
Le test NovaGray RILA Prostate® est basé sur la mesure de la réponse à l’exposition de cellules sanguines à une dose de rayons. Il permet de classer les patients en fonction de leur risque face à certaines toxicités digestives : les diarrhées, la rectorragie et le syndrome rectal.
Le test NovaGray RILA Prostate® a plusieurs avantages :
- Il peut aider le médecin à personnaliser le traitement du patient en adaptant la dose de rayons, la technique de radiothérapie ou le suivi médical pour réduire le risque de complications. Il permet également d’aider le patient à choisir entre la radiothérapie ou la chirurgie.
- Il est simple et rapide.
- NovaGray RILA Prostate® est conforme aux exigences réglementaires de la directive 98/79 relative aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro.
- NovaGray RILA Prostate® dispose du marquage CE depuis 2022. Le test est recommandé par la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO).
- Il permet de rassurer le patient avant de débuter les rayons et améliorer son suivi médical.
Pour réaliser le test NovaGray RILA Prostate®, il suffit d’une simple prise de sang, à faire avant le début de la radiothérapie. Le résultat est disponible en une semaine.
Les patients peuvent se rapprocher de leur médecin ou des équipes NovaGray pour valider leur éligibilité au test NovaGray RILA Prostate®.
