Face au diagnostic de cancer du sein, de nombreuses femmes doivent non seulement lutter contre cette maladie grave, mais aussi gérer la douleur chronique qui peut accompagner les traitements. Ces douleurs, persistantes et variées, ont un impact considérable sur la qualité de vie post-traitement. Elles ne sont toutefois pas systématiques, et certaines femmes ne se sentent que peu entravées dans leur vie quotidienne.
Douleurs chroniques après traitement du cancer du sein : les causes possibles
La douleur chronique post-traitement du cancer du sein reste une réalité pour de nombreuses patientes. Elles persistent parfois des mois ou des années après la fin des traitements. Cette douleur peut avoir diverses origines en fonction des modalités de traitement.
Les douleurs post-chirurgie mammaire
Souvent, la chirurgie du cancer du sein peut entraîner des douleurs postopératoires longues dues aux cicatrices, à la réorganisation tissulaire ou à la rétraction des tissus qui peuvent affecter les nerfs. La mastectomie, la chirurgie conservatrice du sein et le curage axillaire peuvent laisser des séquelles douloureuses qui diffèrent en intensité et en type.

Radiothérapie du sein & douleurs
Les séances d’irradiation peuvent induire des effets secondaires sur le sein irradié comme l’inflammation chronique des tissus irradiés, conduisant à une douleur qui se prolonge bien après la fin du traitement. L’irradiation affecte souvent la peau et les tissus sous-jacents et provoque des brûlures et des douleurs qui s’apparentent à une sensation de coup de soleil persistant.
Chimiothérapie et hormonothérapie
Ces traitements systémiques peuvent également contribuer à la douleur chronique en raison de leurs effets secondaires, comme la neuropathie chimio-induite, où les patients peuvent ressentir des picotements, des brûlures, ou une perte de sensation dans les extrémités.
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Les types de douleurs rencontrées
Les douleurs post-traitement du cancer du sein sont généralement classées en deux catégories : neuropathiques et nociceptives:
- Les douleurs neuropathiques sont souvent le résultat de dommages nerveux, soit par la chirurgie, soit par la chimiothérapie.
- Les douleurs nociceptives, quant à elles, sont typiquement dues à des blessures tissulaires directes causées par la chirurgie ou la radiothérapie.
La distinction entre ces types de douleur est essentielle, car elle permet d’orienter significativement la stratégie de traitement.

Cancer du sein : les facteurs qui peuvent aggraver la douleur chronique
Plusieurs facteurs peuvent intensifier la douleur chronique :
- Facteurs psychologiques : l’anxiété, la dépression, et le stress post-traumatique peuvent non seulement exacerber la douleur, mais aussi rendre les patients plus sensibles à celle-ci.
- Facteurs physiques : la fatigue est un autre facteur aggravant majeur de la douleur. Elle peut être due à la maladie elle-même, aux effets de la fatigue post-chimiothérapie, ou à un manque de sommeil causé par la douleur elle-même.
- Mode de vie : le manque d’activité physique, une alimentation inadaptée, et le tabagisme peuvent également aggraver les symptômes de douleur. La gestion de ces facteurs peut aider à réduire l’intensité de la douleur.
- Facteurs hormonaux : les changements hormonaux, notamment dus aux traitements comme l’hormonothérapie, peuvent également jouer un rôle dans l’intensité de la douleur ressentie par les patientes.
Identifier les différentes sources de douleur et les facteurs qui les majorent permet aux équipes de soins de mettre en place des stratégies efficaces de gestion de la douleur pour soulager les patientes, en prenant en compte tous les aspects de leur condition physique et de leur état émotionnel.
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Comment gérer la douleur chronique après traitement d’un cancer du sein ?
Les méthodes de gestion de la douleur sont variées et doivent être entièrement adaptées aux besoins individuels de chaque patiente. Ce sont les médecins qui suivent la patiente qui sont en mesure d’évaluer si la douleur est chronique et de déterminer les approches les plus appropriées pour la soulager. La combinaison de traitements médicamenteux et non médicamenteux est souvent nécessaire pour obtenir des résultats optimaux. Les effets sont par ailleurs progressifs et peuvent parfois mettre un petit peu de temps à se manifester.
Traitement médical de la douleur chronique post-cancer du sein
Les antidouleurs, dont les anti-inflammatoires et les opioïdes, sont souvent prescrits pour contrôler la douleur aiguë et chronique, mais leur utilisation doit être soigneusement contrôlée pour éviter la dépendance. Les antidépresseurs et les anticonvulsivants peuvent aussi être utilisés pour soulager les douleurs neuropathiques.
Kinésithérapie et rééducation
La kinésithérapie joue un rôle essentiel dans la gestion de la douleur postopératoire et post-irradiation. Elle aide à retrouver la mobilité, à diminuer les douleurs liées à la cicatrisation et à améliorer la posture générale, ce qui peut fortement optimiser la qualité de vie des femmes traitées pour un cancer.
Traitements complémentaires
L’acupuncture, la relaxation, et la physiothérapie sont des pratiques complémentaires aux médicaments qui peuvent être proposées pour gérer la douleur, notamment dans le cadre des soins de support. Ces méthodes peuvent aider à réduire la perception de la douleur en stimulant la production d’endorphines et en améliorant le bien-être général.
L’importance du soutien psychologique après un cancer du sein
Un soutien psychologique est bien souvent indispensable dans la gestion de la douleur chronique. Il permet de gérer les impacts émotionnels liés au cancer du sein et à ses traitements. Les psychologues et psychothérapeutes aident les patientes à mieux vivre avec la douleur. Il est aussi possible de se tourner vers des groupes de soutien ou de parole qui fournissent un espace d’échange pour partager des expériences et des conseils, afin de réduire le sentiment d’isolement.
Enfin, il est possible d’intégrer des techniques de relaxation comme le yoga, la méditation ou même des exercices de respiration dans la routine quotidienne peuvent aider à gérer la douleur tout en diminuant le stress et l’anxiété.

